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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 20:00

Par Charlie - Publié dans : Sourires - Communauté : Poé-vie
Un jeu en écriture du terrier des museaux chaleureux et qui trouve ici l'occasion de s'exprimer pour la bonne cause...



O rage, O désespoir, O cruelle infamie,

En mon cœur d'eau vapeur, je préchauffe un souhait,

Qu'en ce jour s'il vous plait, entre tous bénis,

Vous ne me fassiez point, cadeau empoisonné.


De ma semelle inox, sûrement imbattable,

Je glisse un pli urgent sur la table des Pères,

Qui pourraient voir en moi, un cadeau souhaitable,

Mais qui n'aura d'effets que de froisser les Mères.


Ces Mères qui déjà, ne m'aiment pas beaucoup,

Grâce à vous c'est certain, me voilà détesté.

Elles ont surtout l'idée de vous tordre le cou,

Pour le cadeau du Siècle, vous pourrez repasser.


Mon thermostat s'affole, j'ai les yeux pattemouille,

Je suis un mal aimé alors vous les papas,

Comprenez ma terreur que vous soyez des nouilles,

Et fassiez ce cadeau, un des pires qui soit.


Si vous aviez du cœur, vous feriez quelque chose,

Pour que soit redorée ma bien piteuse image.

Plutôt que de m'offrir, soyez bien plus grandioses,

 Devenez donc Messieurs, les Rois du repassage...


Et ben voui quoi...

Et à toutes les femmes universellement

Je vous embrasse.

 

 



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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 19:00

Par Charlie - Publié dans : Colère - Communauté : Les mots dans tous leurs états
Poème sur ordonnance

Docteur j'ai mal au cœur, je veux du Mamourax,

Et puis aussi un peu de gouttes de Tendrax.

J'arrive pas à dormir, il me faut Soulagil.

Et contre mes angoisses un peu de Déprémil.


Monsieur je vais vous dire, c'est pas bien compliqué,

Moi j'ai fait des études, je suis bien diplômé.

J'ai même prêté serment à Monsieur Hippocrate,

Et à tous vos bobos, j'ai la clef adéquate.


Ah docteur, posez donc, votre illisible science,

De votre beau Mont-Blanc, soulagez déficiences,

De mon corps somatique qui m'inquiète beaucoup.

Vous savez, oh combien, j'attends tellement de vous.


Mais mon très cher Monsieur, je vous suis toute ouïe,

  Mon stéthoscope et moi, nous sommes vos amis.

 Ce qui nous intéresse ce sont tous vos symptômes,

Le reste voyez-vous, je dirai, j'm'en tamponne...


Docteur je me sens mal, je veux du Respector,

Et puis un grand flacon de sirop Toleror.

J'arrive plus à sourire, il me faut du Joilix,

Et pour tout digérer un peu de Menfoutix.


Bien entendu Madame, d'ailleurs j'en ai prescrit,

Pas plus tard que c'matin à votre cher mari.

Votre cas m'intéresse pour ma bibliothèque,

Mais pour mes p'tites vacances, j'ai besoin de vos chèques.

 

Ah docteur vous savez, j'ai toute confiance en vous,

Et pour votre ordonnance, j'veux bien donner mes sous.

D'ailleurs Madame Pinchon qui tient la pharmacie,

Ne tarit pas d'éloges sur votre allopathie.


Et bien ma chère Madame tout ça n'est pas méchant,

Mais je prescris quand même un petit complément.

Un ami radiologue pour une échographie,

Et l'examen poussé d'un autre ami aussi.

 

Vous me faites du bien, Docteur je vous l'avoue,

En un petit quart d'heure vous savez déjà tout.

Et votre blouse blanche vous donne de la prestance,

On dirai le docteur de la série Urgence.


Si jamais ça n'va pas, n'hésitez pas surtout.

Et revenez me voir mais prenez rendez-vous.

Je suis très occupé et mon temps est précieux,

Vous êtes mes clients et je suis obséquieux...

 

 

 

C'est ainsi de nos jours, parfois bien trop souvent,

Il est loin le médecin de famille d'antan...


 



 

 

 



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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /2009 21:00

Par Charlie - Publié dans : Défis et concours - Communauté : L'âme du poète


Tu es pousse couleur, toi mon cœur calicot,

La douceur d'une fleur, au pré de tous mes mots,

Sous les vents du printemps, au soleil tu balances,

Ton fragile sentiment qui est ta vraie puissance.


Les champs sont rouge émoi, les yeux posés sur toi,

Mais lisent-ils l'éclat de ton fleurir en La,

Cette note qui résonne lorsque tu pares vie,

Cette note qui donne, partition symphonie.


L'on ne peut te cueillir en plaisir égoïste,

Sous peine de flétrir ta sculpture intimiste,

Car tu es en nature, l'écarlate beauté,

Qui se fait lors l'augure, de ce qui est caché.


Tu es pousse toujours, demandant juste à vivre,

La nature d'amour qui bat d'un sang qui livre,

Jusques aux plus secrets des mots de l'Univers,

Toi qui sais les saisons qui bâtissent l'éphémère.


Toi le coquelicot, moi le cœur calicot,

Banderole drapeau aux champs d'un temps idiot,

Tissu de matière vive qui bat de ses atomes,

Où l'unisson convive est aux repas des hommes.




Mon coeur Calicot pour Marlou





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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 20:10

Par Charlie - Publié dans : Défis et concours - Communauté : Les mots offerts




Je suis née quelque part, petit bout d'amour beau,

Poussée en cette vie, sortie des primes eaux,

Happée par la lumière, marraine de mon cri,

Qui porta loin l'écho résonnant de la vie.


Je suis née quelque part, maillon de deux histoires,

Portant le sceau de l'or du silence en fermoir,

Attachée fermement au collier de ces vies,

Se balançant au cou d'un passé infini.


Je suis née quelque part, en vieux domaine hanté,

De fantômes ancestraux, inconscients messagers,

Portant leur ressenti comme autant d'oripeaux,

Qui habillent les non-dits de croyances fardeaux.


Je suis née quelque part, déjà mère-porteuse,

D'histoires d'autres vies, gestation douloureuse,

Cordon ombilical nourrissant la folie,

De ce qui fait de moi une autre que je suis.


Je suis née quelque part, entre deux cœurs diadèmes,

J'ai grandi sans hasard, au milieu de moi-même,

J'ai vécu au mitard, prisonnière inconsciente,

Je vieillis en retard de quelques heures errantes.


Je suis née quelque part, petit bout d'Univers,

Sur la scène de la vie, un rôle sur cette terre,

Où aimer est le fil d'Ariane de mon être,

En tes yeux être moi et je pourrais renaître...

 

 

Pour un jeu en écriture chez Enriqueta

 

 



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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 16:30

Par Charlie - Publié dans : Douleur - Communauté : L'âme du poète


Ben vouais voyez m'sieur-dames, j'ai plus d'soleil levant,

A l'Est de ma p'tite vie. L'sourire les pieds devant..

Ben quoi j'ai pas le droit d'me sentir empesée,

Comme quand c'était le temps d'avant que je sois née...

Bah, c'est pas dramatique le monde s'en va tourner,

Et que j'y sois ou pas, ben c'est pareil tu sais..

Dans l'manège de la vie,  y'a un aut' truc qui tourne,

C'est autour d'un nombril que le monde s'enfourne.

Chuis trop ci ou trop ça, essayez pas d'comprendre,

Pour la sérénité j'cherch'rai dans l'autre monde,

C'lui où c'est qu'les nombrils, ben y font pas de rondes.

J'regarde trop c'lui des autres et pas assez le mien,

Et final'ment je crois que je fais rien de bien...

Chuis pas assez douée pour faire pousser les fleurs,

Et j'ai pas la main verte pour planter le bonheur.

Alors j'vous tire chapeau, moi j'ai pas tout compris,

J'pensais qu'aimer vraiment ça suffisait, ben voui.

J'ai l'malheur en chemise et ça me fout l'cafard,

J'veux pas contaminer avec mon désespoir.

J'peux pas être plus sincère, que les mots que je dis,

Et tu vois mon nombril ben j'l'ai percé ça oui,

Parce que c'est pas le centre où je pose la vie.


Mais je me goure peut-être, et j'ai mal à la tête,

Je suis une mi-graine, j'peux pas pousser c'est bête.

Crois-tu qu'y'a quelque part une terre assez riche,
Pour que je puisse fleurir sans aucune forme de triche ?
Je sais qu'vous savez pas, parce que personne ne sait,
Ce que mon cœur contient j'peux pas vous l'imprimer.


 

Mais je sais pas montrer ce que je suis vraiment,

Et j'attends trop des autres sur le même sentiment.

Et j'peux pas supporter cette douleur en moi,

Quand je voudrai tell'ment et que j'y arrive pas..

Faire de ce monde, putain, une sacrée ouverture,

Où c'est qu't'existes vraiment dans c'que t'as de plus pur.

Allez vous en faites pas, moi vous savez j'vous aime,

J'ai l'cœur qui se contracte et c'est ça mon problème.

 J'veux pas de commentaires, j'veux juste que vous sachiez,

Que j'ai pas plus sincère et que j'voulais l'Aimer..
Le seul, l'Unique, le Vrai..

Peut-être trop, peut-être mal,
Je veux pas être la reine du bal...
Vous avez l'droit de me laisser...
Dansez sans moi..

 

Mais dansez...

 

 

 



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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 18:00

Par Charlie - Publié dans : Défis et concours - Communauté : Ruche de beaux mots

Mon Pays vit en moi, il a le goût du Sud.
Mon Pays vient de là, il chante le prélude,
De la terre d'un Comté qu'il était autrefois.
La terre où je suis née, il était une fois.



Mon Pays est en moi mais c'est lui qui m'abrite.
Je lui dois mon accent et les mains qui s'agitent.
Il a le goût du sel de la mer, son décor,
Il a le goût du miel des vieux qui content encore.

Mon Pays est un Roi de soleil couronné,
En son Cours Saleya, tu peux t'y promener.
Il y a là des fleurs, des légumes et des fruits
Et un accordéon dont la joie te poursuit.

 

 

Y'a des vieilles aux fenêtres ou aux pas de leurs portes
Et la langue d'ici est leur plus belle escorte.
Des vieilles comme on les aime, ridées comme des pommes,
Fières de leurs « Pitchoun », dont elles ont fait des hommes.

Et sur la vieille place des peintres de talent,
Exposent la Provence avec leur cœur dedans.
Et tu t'éloigneras les yeux pleins de couleurs,
Pour jamais n'oublier de mon Pays l'odeur.

 

             

 

Tous les chants des cigales t'offriront le repos,
Cette douceur de sieste à l'ombre d'un chapeau.
Un sommeil en ballade qui pourra t'emmener,
Au fin fond de ton cœur si tu te laisses aller.

Et pas loin de cette eau Méditerranéenne,
Des villages perchés attendent que tu viennes,
Dans le petit effort des pentes de leurs rues,
Ecouter le murmure de leurs pierres moussues.


Village de Gourdon

 

Quand tu redescendras, fatigué mais heureux,
On se retrouvera pour un Sud chaleureux.
Je t'offre le pastis et la pissaladière,
Et toutes les saveurs d'un partage sincère.

Un morceau de « Socca » et un verre de rosé,
Et des éclats de rires jusqu'à l'heure du coucher.
Ah mon Pays tu manques, quand je m'éloigne en jours,
Mais en mon cœur Calanque, tes vagues vivront toujours.


 

Mon Pays est le tien, sa porte t'est ouverte,
Car rien ne le retient dans l'amitié offerte,
Il te porte pour moi des petites loupiotes,
C'est des bisous Niçois, c'est pas de la gnognote !!!

 

ET BEN VOUI...

        
Et si le coeur vous en dit, pour le plaisir et en Niçois...

 

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POUR QU'ELLE OUBLIE JAMAIS
QU'ELLE EST MA DEMOISELLE

Dans mon coeur posé sur ma main,
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