Lundi 18 août 2008
Par Charlie
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Publié dans : Colère
Me v'la à la ramasse
Le coeur dans les godasses
J'les traine et lui dedans
J'me gèle les sentiments
Ma plume carapatée au fond du caniveau
Avec c'qu'elle a craché d'encre de coeur en mots
Le coeur dans les godasses, je peux plus avancer
J'ai plus pour ma carcasse qu'ce sentiment posé :
Coeur par terre
Omission
Littéraire
Expiation
Rend sincère
Emotion
Contre moi
Juste contre moi...
Qu'elle est bête
Dieu qu'elle
l'est...
La colère selon Katherine
:
Colocataire
Obsession
Linéaire
Explosion
Réceptionnaire
Expressions
Kat
La colère selon Fée des Rêves :
Elle est là enfouit derrière mon sourire
Tenace ennemie qui ne veut que bondir.
Je maitrise, la dompte, pour ne pas faire souffrir
Elle rumine , m'affronte, elle veut m'anéantir !
Son gout si amer acidule mes pensées
Je la ravale peinée, pour ne pas exploser.
Elle brûle mes chairs à me rendre pensive
S'attaque à mes nerfs, cette bombe offensive !
Je la noie au pardon pour combler sa raison
La distille au bourbon pour saouler sa présence,
Elle titube, se calme mais se cache ce poison
A la moindre occasion gerbe toute sa puissance ...
Et encore une fois, la vicieuse, prend l' dessus
Je culpabilise, à autrui d'avoir fait tant de mal,
Pour ne pas l'avoir rangé pour ne pas avoir sû
La garder que pour moi , cette rage bestiale...
Fée
La colère selon UT :
Vous voulez qu'on vous dise la colère... Mais laquelle?
Celle de l'enfant qui piaule un caprice, un regardez-moi!, sur la note aiguë d'un cri répétitif?
Celle du père ou de la mère, lourde et fatiguée, qu'accompagne souvent la gifle qu'ils n'ont plus la force de retenir?
Ou la colère adolescente, qui descend dans les rues, qui défonce les vitrines, balance les pavés, brave, pure et belle et insouciante, les hommes en bleu qui ne savent pas comment faire pour
ne pas trop abîmer ces jeunes de leur âge, malgré l'ordre préfectoral qui les somme d'arrêter tout ça?
Ou bien la colère du mari, impuissant à se vivre, qui met les poings sur la femme déjà meurtrie depuis des ans, pendant que les enfants pleurent: pas compris; c'est ça la vie?
Ou la colère de cette femme, justement, qui va crier pointu, à réveiller tout l'immeuble; qui va déverser les placards sur les sols, béer les valises et les sacs; tout fourrer dedans en
hurlant que c'est fini; qu'elle s'en va avec les enfants?
Ou bien ma colère à moi?
Celle accumulée du temps, de tous les temps pourris qui ont fait mal à mon coeur. Ma colère qui m'ouvre les tripes et la tête, qui fait ménage, aère ces saloperies. Ma colère en mots vulgaires
jetés sur le vent du vide, car il n'y a personne pour entendre. Ma colère frappée aux portes aux fenêtres, en éclats, en défonce. Ma colère balancée à Dieu qui finalement n'y comprend rien à
toute cette humanité qui dérape et qui s'étripe.
Ou bien alors toutes ces colères ensemble, qui ponctuent chaque désespoir; lavent les vivants, honorent les morts, déroulent des flots d'encres... et puis
retombent dans les silences infinis du grand mépris du monde, de sa superbe indifférence... celle-là même qui rallumera toutes les colères... perpétuelle ronde en farandoles aveugles et bien
vaines dans leur démonstration d'immonde.
Chez Ut
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