Lundi 15 septembre 2008
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Par Charlie
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Publié dans : Espoir
Promenant en campagne en Dimanche d'été,
Une petite rivière il me fallut passer.
A quelques pas de là, un pont la surplombait,
Mais elle était à sec, je la passais à gué.
Et donc sans me mouiller fut de l'autre coté.
J'étais sur l'autre rive quand il m'interpella,
Pourquoi donc dit le pont ne m'empruntas-tu pas ?
Je répondis mon cher la rivière n'est pas là,
Je n'avais nul besoin de vous pour cette fois.
Le pont me sembla triste quand il me rétorqua :
"Suis-je donc inutile moi qui suis relieur,
Posé entre deux rives dont je suis le passeur.
En surplombant le vide entre elles ou la fureur,
En surplombant le lit de toutes les humeurs,
Je suis comme une clé au trousseau du bonheur.
Mais il faut me vouloir pour pouvoir me bâtir,
Et chacun sur sa rive a un bout à construire.
Je suis base de lien, je sers à réunir.
Plus les rives sont loin, plus il faut réussir,
A garder volonté pour me faire tenir.
Certains m'appelle amour ou esprit d'ouverture,
Tolérance de coeur ou respect d'envergure.
Je suis pétri de mots jamais en fermeture,
Grâce à moi tu vivras de belles aventures,
Je te permets le pas, j'évite la rupture.
Et quand deux rives lointaines se joignent entre mes bras
Il n'y a pas sur terre de plus heureux que moi."
Alors depuis ce jour il n'y a pas de pont,
Que je n'emprunte pas en pensant qu'il est bon,
De choisir ce moyen de communication.
Alors je fais le voeu d'avoir toujours au coeur,
De quoi faire la moitié de ce lien bâtisseur.
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