La grenouille, le corbeau et l'enfant...

Publié le par Charlie

La grenouille, le corbeau 1La grenouille, le corbeau 2

 

Il croassait là-haut sur son arbre perché,

Tandis qu’au bord de l’eau elle se prélassait.

L’enfant bien prudemment pour tenter de la voir,

Enfila pas de loup pour approcher la mare.

 

Il y eu quelques « ploufs » un peu désordonnés,

Une main sur la bouche, des yeux écarquillés,

Mais dans la vase verte, avalées les grenouilles,

Et pour ce premier soir, l’enfant revint bredouille.

 

Or, il en est ainsi de la prime jeunesse,

Qui garde l’enthousiasme aux rêves qui lui naissent,

Et dès le lendemain sans accroc au sourire,

Vers la mare aux grenouilles, il se mit à courir.

 

Ce faisant, en chemin, le corbeau l’appela,

Et lui, levant la tête, de son œil l’observa.

L’enfant aimait l’oiseau au plumage de jais,

C’était des volatiles, l’un de ces préférés.

 

Alors le noir corbeau ameuta congénères,

Pour venir voir l’enfant et son amour sincère.

Eux, si longtemps haïs, se disaient : « Les temps changent »,

Bientôt s’envolera la crainte qui nous dérange.

 

Les grenouilles, quant à elles, ne voulant pas faillir,

Au regard de l’enfant décidèrent de s’offrir.

Accroupi, silencieux, il vit même des bébés,

Et ce furent des cadeaux d’images à emporter.

 

Apprendre à se connaitre, apprivoiser le temps,

C’est faire naître la joie de merveilleux instants.

Les vacances finies, on est plus riche qu’avant,

Me disaient la grenouille, le corbeau et l’enfant…

 

La-grenouille--le-corbeau-3.jpg

 

 

Charlie Noir

Publié dans Sourires

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Roselyne 05/11/2010 20:12



Un très beau poème. Avec les yeux du coeur, l'enfant découvre la vie, les animaux qui ne sont pas forcément les plus beaux. Mais il ne se fie pas aux apparences et voit la beauté intérieure.
Puissions-nous être comme l'enfant...Comment vas-tu ? Je t'embrasse. du fond du coeur.



nadine 30/08/2010 03:48



Ton poème est trés doux à mon coeur,il me rappelle mon enfance à chercher les grenouilles,les tritons, les criquets dans leur trou! Nos jeux d'enfants, c'était la nature qui nous les
offrait. Faire des couronnes avec les feuilles de buis, ramasser des glands pour faire des collier, jouer à Tarzan dans une cascade aux centaines de lianes, des glissades sur la neige sans
lige ,ni ski, mais de grands plastiques.Nous étions entourés d'animaux domestiques et le renard, la belette, le hibou, les lézards et serpents, araignées et chauves -sousris ne nous effrayaient
pas!  Comme tu le dis si joliement, c'est durant les vacances qu'on appréciaient ses merveilleux instants.!


Belle charlotte , à la plume magique,tous mes remerciements!



Loukristie 29/08/2010 13:02



Il n'y a plus de "La Fontaine" il n'y a que l'eau versée de tes mots et tes rimes... Merci de ce regard d'enfant, si léger et si profond...


Te lire est uen détente, un oasis...


Bisous, soeur de mots...



Tabellarius 26/08/2010 21:15



T'chao ma Charlie,


Croa croa tu qu'apprivoiser le temps arrange les choses ?


Gros bisous



chris spé 26/08/2010 20:49



comme un parfum d'innocence...