Et au cœur de nos pierres, on pose le sacré,
On impose un silence sur une éternité.
On baisse lors nos yeux pour être pardonné,
Des fautes qu’un Bon Dieu veut nous voir avouer.
Des hommes ont pris pouvoir pour le représenter,
Et élèvent des tours par peur d’être oubliés.
Les chœurs sont sanctuaires, l’encens est dispersé,
Pour élever les âmes contrites de péchés.
Mais sortis des bâtisses où la ferveur est loi,
Les hommes errent en la vie et le cœur aux abois.
Bien triste humanité qui se tourne le dos,
Le regard faux-fuyant, centré sur son égo.
Car dehors c’est la peur qui d’encens fait Office,
Et il n’est de ferveur qu’en des miroirs Narcisse.
La Messe est solitaire, le frère, un étranger,
On a peur de ce monde que l’on a engendré.
Et au cœur de nos pierres, on pose le sacré,
Celui qu’on ne sait plus vraiment, en nous, trouver.
Et pourtant il est là, fait de chair anodine,
Ce Sacré Cœur d’humain, battant dans nos poitrines.