
Tu es l'épi au champ qui sous le vent se penche,
Comme une mer dorée qui prend mouvance à l'anche.
Tu es le grain labeur de la sueur des hommes,
Le temps de la moisson qui ne laisse que le chaume.
Et le meunier t'éveille en pierres qui ne roulent
Qu'aux ailes du moulin où le vent
donne houle.
Tu deviendras poudré pour les mains de celui,
Qui en large pétrin transformera ta
vie.
Du four de la boulange en croûte et puis en mie,
Ton odeur est un songe de mille et
une envies.
En quignon qu'on dérobe, en panière attablée,
Tu es le pain des hommes qui peut
parfois manquer.
Et au travers des siècles dans toute circonstance,
Quand tu es partagé, tu gommes les différences.
Partager le pain, partager les mots...
Réunis autour de nos différences...
Ecrit dans le cadre d'un concours de poésie chez Marlou...