Il est comme le vent soufflant brise d'amour,
Cette douceur légère où s'envolent mes jours.
Il est ce courant d'air qui frôle en un frisson,
Ma peau nue qui reçoit sa plus belle saison.
Et au creux des bouffées qu'il tire du haut des cieux,
Je trouve un abri Roi d'un éther merveilleux.
Sous mes paupières closes j'entends sa sibilance,
Qui me chante les images d'une toile assonance.
Il est comme le vent habitant dans mes rêves,
Un lé d'une soie blanche qui fait naitre ma trêve.
En mes songes, Mistral ou lointain Harmattan,
Mes nuits sont Tramontane, à son berceau d'Autan.
Et alors qu'il me porte mon âme se soulève,
Dans son exhalaison je sais que je m'élève,
Car mon cœur fait vibrer des notes exaltantes,
Jouant la partition de son plus bel andante.
Il est comme le vent s'invitant sur ma grève,
Le seul puissant zéphyr qui me soit une sève.
Mon Eole d'amour dans un souffle divin,
Ma particule d'air, mon inspir souverain.
Et quand dans ses rafales il caresse ma vie,
Je n'ai pas peur du monde qui livre sa folie.
Et j'offre mon visage à cet esprit vivant,
Qui communie au mien en amour firmament.
Il est comme le vent et je me lie à lui,
Je deviens le soupir en arôme de vie.
S'il venait à tomber laissant l'air orphelin,
Je lui offre regain en mon souffle câlin.
Aujourd'hui pour l'Archange, demain et puis demain et puis encore demain...
A Toi, mon Toi...
