Pastiche d’après le texte de Monsieur Victor Hugo « Après la bataille »
Pour Pierre et Ami-mots...
Ma mère cette femme aux cheveux grisonnants,
Suivie du bel amour qu’on a pour son enfant,
Pour sa fille, son ainée, en l'occurrence, moi,
Parcourait en mon rêve l’un des quartiers niçois,
De cette vieille ville qui semblait désertée.
Il nous sembla alors nous entendre appeler.
C’était là mon banquier qui m’ayant reconnue,
Sortit de son agence sans plus de retenue.
Criant, vociférant, jetant sur moi l’opprobre,
Il disait : « La saisie, la saisie pour octobre ! ».
Ma mère révoltée par ce comportement,
L’attrapa par son col à moitié l’étranglant,
Et dit : « Je vous tiens là, je ne suis pas vicieuse ».
Tout à coup le banquier eut peur pour ses valseuses.
Se penchant vers ma mère, soudain il s’amadoue :
« Saisie est un grand mot pour un compte à bisous,
Visez à renflouer, soyons consensuels ».
Le coup partit tout seul du genou maternel,
Se portant au crédit des bourses glandulaires.
« Donne-lui tout de même un bisou » dit ma mère.