
Il croassait là-haut sur son arbre perché,
Tandis qu’au bord de l’eau elle se prélassait.
L’enfant bien prudemment pour tenter de la voir,
Enfila pas de loup pour approcher la mare.
Il y eu quelques « ploufs » un peu désordonnés,
Une main sur la bouche, des yeux écarquillés,
Mais dans la vase verte, avalées les grenouilles,
Et pour ce premier soir, l’enfant revint bredouille.
Or, il en est ainsi de la prime jeunesse,
Qui garde l’enthousiasme aux rêves qui lui naissent,
Et dès le lendemain sans accroc au sourire,
Vers la mare aux grenouilles, il se mit à courir.
Ce faisant, en chemin, le corbeau l’appela,
Et lui, levant la tête, de son œil l’observa.
L’enfant aimait l’oiseau au plumage de jais,
C’était des volatiles, l’un de ces préférés.
Alors le noir corbeau ameuta congénères,
Pour venir voir l’enfant et son amour sincère.
Eux, si longtemps haïs, se disaient : « Les temps changent »,
Bientôt s’envolera la crainte qui nous dérange.
Les grenouilles, quant à elles, ne voulant pas faillir,
Au regard de l’enfant décidèrent de s’offrir.
Accroupi, silencieux, il vit même des bébés,
Et ce furent des cadeaux d’images à emporter.
Apprendre à se connaitre, apprivoiser le temps,
C’est faire naître la joie de merveilleux instants.
Les vacances finies, on est plus riche qu’avant,
Me disaient la grenouille, le corbeau et l’enfant…