Il était un Moulin, Moulin de la Florette,
Où la roue disparue n’empêche pas les têtes,
De tourner vers les cœurs où le souvenir d’or,
Est l’éveil d’une enfance qui jamais ne s’endort.
Et quand on le partage au sein d’un même écrin,
Il est lien qui s’inscrit dans un commun chemin,
Et même si le temps sépare quatre voies,
Il ne peut y soustraire le sang d’un même émoi.
Alors de l’importance de cette filiation,
On aime retrouver cette pudeur sans nom,
Qui nous rend si fragile sous des dehors bravades,
Cachant le pur instant d’amour qui est la rade,
Où s’ancrent tous les cœurs aux voiles de la vie,
Sous le vent qui éloigne parfois trop et sans bruit.
Alors au nom des jours qui passent et nous emmènent,
Il est bon ce retour aux photos si anciennes.
Se rappeler alors le moulin de nos cœurs,
Qui a les pâles usées de chaque tour d’honneur.
Avec sa vieille roue entrainée par les eaux,
De cet amour si fort que les mots sont de trop.
Il était un Moulin, Moulin de la Florette,
Qui fût un rendez-vous où je me fis discrète,
Pour mieux voir et sentir ce qui s’y est caché,
Derrière, juste derrière, je sais j’y reviendrai.
Il est des instants rares qu’il faut savoir capter.
A Monique,
Bon anniversaire Madame...
et Annie, Michel, Bernard...